La maîtrise béarnaise

A Bagnères: Oloron bat Bagnères 18-12 (6-9)
Arbitre: M.Lavit (Provence)

Pour Oloron: 6 P (3e, 10e, 43e, 47e, 63e, 76e) Picabea
Pour Bagnères: 4 P (12e, 28e, 40+2, 61e)

Stade Bagnérais: Manse (Daragnou 75e); Urjukashvili, De la Fuente, Assibat, Canivet; (o) Malaguradze, (m) Guyon; Geledan, Cossou (Cazorla 43e), Bonnecarrére (Péne 43e); Bonan (Pettigiani 52e), Brua (cap); Mchedlishvili (Saymann 52e), Junca (Maisuradze 43e), Martinet (Simon 52e).
Carton jaune: Cazorla (76e)
Carton blanc: Mchedlishvili (35e)

FC Oloron: Serre-Peyrigain; Ménage, Chantereau, Dourau (Dies 41e), Fourtine (Etchegoyen 71e); (o) Picabea (cap), (m) Cruzalèbes (Labaigs 62e); Sallenave,Tauzin, Lacave; Monto (Cazassus 60e), Durand (Mazières, 52e); Penigaud (Laperne 52e), Vitalla (Amans 67e), Berhbe.
Carton jaune: Serre-Peyrigain (61e)
Carton blanc: Berhabe (79e)

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crédit photo : site officiel SB
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site officiel SB

Pour leur première sortie à Marcel Cazenave, les Bagnèrais ont dû subir la loi des voisins oloronnais après une rencontre qui leur laissera beaucoup de regrets. Les vertus de courage et d’enthousiasme qui leur avaient permis de se maintenir la saison dernière avaient disparu en ce dimanche frisquet. L’enjeu de ce premier match à domicile semble avoir crispé Bertrand Brua et ses hommes. L’entame de chaque mi-temps s’avère catastrophique sur le plan comptable. En particulier sur le coup d’envoi initial qui voit les Béarnais prendre les choses en main sur un ballon porté sur 35 mètres. On n’offre pas de tels cadeaux à un buteur tel que Picabea. Récidive un peu plus tard avec en plus des paroles envers l’arbitre, 10 mètres de plus pour le confort de l’ouvreur visiteur.
Il faudra presque un quart d’heure pour que les « Noirs » se mettent en action pour armer le pied de Malaguradze. Voilà comment on revient à égalité (6-6, 28e). Peu avant, une très longue action aurait pu offrir un essai amis ce sont les deux piliers bagnérais qui se retrouvaient dans la faille. Et un pilier, ça pousse, ça ne court pas forcément très vite.
Il y eut bien quelques actions mais trop sporadiques pour être dangereuses d’un côté comme de l’autre. Une belle phase de jeu envoyait Canivet derrière la ligne mais l’arbitre avait décelé un petit en-avant. Le forcing bigourdan en fin de match aurait pu s’avérer payant, Cazorla n’étant repris qu’à un mètre de la ligne après une pénalité jouée à la main.

Quelles conclusions tirer de ce premier rendez-vous?
Oloron reste une équipe difficile à manoeuvrer, solide sur ses bases et avec son arme fatale Picabéa pour achever les oeuvres. Il faudra encore compter sur les Béarnais cette saison.
Bagnères a du potentiel, c’est sûr. Mais il va falloir trouver du liant à tout ce beau monde et travailler la conquête, la touche en particulier. Trop d’approximations dans les lancers ou les commandements, ce sont trop de munitions qui s’envolent. Il va falloir penser aussi que le rugby se joue à quinze et que les grands coup de pied débouchent rarement sur des essais. Les lignes arrières méritent la confiance et sur le peu que l’on a pu voir, les garçons ont de grosses qualités physiques.
Au boulot, messieurs Dulong et Soubies. Une vexation à domicile peut être une bonne base de remise cause et de travail.
Jacques Terrée

Réaction Jean-Paul Trille (entraîneur Oloron):
« On ne peut qu’être satisfait du résultat. Gagner ici n’était pas un objectif absolu. Nous avions fait de bons matchs amicaux et nous savions que nous étions bien en place. Nous avons été costauds dés le début et nous avons pu nous organiser en attendant le ballon qu’ils nous rendaient au pied. Le plan de jeu a fonctionné. Mais il faudra compter sur le Stade Bagnérais cette année. Ils ont beaucoup de joueurs nouveaux et quand ils auront trouvé la cohésion, ils en feront chuter plus d’un. Nous pouvons préparer sereinement notre déplacement à Mauléon dimanche prochain ».

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